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mercredi 10 mai 2023

RENOVATION - Etape 7 - Doublages & Cloisons

 Après avoir réalisé l’enveloppe de la maison et la planéité du sol, nous allons aujourd’hui passer à l’isolation de la maison et la pose des cloisons.

 1.     Analyse du besoin

 L’objectif final étant d’obtenir un logement fonctionnel et le plus économe possible en termes d’énergie, tout en respectant la fourchette budgétaire que nous nous sommes fixé pour l’achat des matériaux.

 2.     Travaux effectués

 Concernant le doublage des murs, les deux principaux procédés sont les suivants :

·         Type A : Doublage par complexe composé d’une plaque de plâtre et d’un isolant (laine de verre ou polystyrène) à coller sur les parois ;

·         Type B : Doublage dit « demi-stil » qui consiste à visser une plaque de plâtre sur ossature métallique avec l’incorporation d’un isolant entre le mur et la plaque de doublage.


La variante de type A offre l’avantage d’être moins cher à l’achat et souvent plus rapide à poser. Cependant, ce type de doublage ne pourra être collé que sur un support sain et relativement droit. Par ailleurs, cette variante complique le passage des réseaux qui doivent être posés à l’avancement du chantier, sans réduire l’épaisseur d’isolant. Tout passage d’une gaine ultérieurement à la pose du complexe viendrait détériorer en partie l’isolant.

La variante de type B facilite le passage des réseaux qui peuvent être mis en attente dès que l’ossature métallique et l’isolant sont posés. Cette variante offre aussi l’avantage de pouvoir obtenir une planéité parfaite des parois.

Dans notre cas, nous avons décidé de poser un doublage de type B (doublage demi-stil).

L’alignement des doublages est tout d’abord réalisé à l’aide d’un niveau laser multilignes. Une fois l’alignement calé, nous pouvons alors poser l’ossature métallique. Dans notre cas, ayant choisi un plafond rampant, l’ossature de ce dernier est réalisée en premier.


Concernant le plafond, l’ossature métallique a été constituée de fourrures S47 et suspentes P.

Concernant les doublages, nous avons fixé un rail contre-cloison au sol et deux fourrures S47 horizontales au mur. Une première fourrure fixée à 20 cm du haut du doublage et une autre à mi-hauteur. Des fourrures verticales ont enfin été emboîtées dans le rail inférieur et fixées aux fourrures horizontales par l’intermédiaire d’appuis optima 2 de chez ISOVER. Conformément aux prescriptions du fabricant, les fourrures verticales ont été posées tous les 60 cm.


 







Nous procédons ensuite à la mise en place de l’isolant. Pour ce chantier, nous avons utilisé les produits suivants :

·       -  Doublages : Laine de verre GR32 Kraft ép. 120 mm de chez ISOVER (3,75 m²K/W);
- Plafond : Laine de verre Mineral Wool Terra ép. 200 mm de chez URSA (5,70 m²K/W).

 NB : Le mètre carré-kelvin par watt (m² K/W ) est l'unité de résistance thermique surfacique . C'est aussi l'unité choisie dans le bâtiment pour mesurer la résistance thermique d'un matériau.


Avant la fermeture des doublages, nous passons tous les réseaux électriques, circuits d’adduction d’eau et conduit de VMC. Ces réseaux sont alors laissés en attente jusqu’à la pose des plaques de plâtre.


Une fois les réseaux passés, nous commençons à poser les plaques de plâtre au plafond, à l’aide d’un lève-plaques. Pour effectuer ce plafond, nous avons utilisé des plaques de plâtre de type BA13 standard, à l’exception du plafond de la salle d’eau pour lequel nous avons utilisé des plaques de type BA13 hydrofuge. Une fois positionnée, chaque plaque sera visser sur les fourrures métalliques par des vis de type TTPC 35 (appelées généralement vis Placo). 



Nous procédons ensuite à la fermeture des doublages par la pose de plaques de plâtre de type BA13 standard dans le séjour, la chambre et le WC et BA13 hydrofuge dans la cuisine et salle d’eau.



Dans la continuité des travaux, nous traçons alors les cloisons au niveau laser et posons l’ossature métallique de celles-ci. Cette ossature métallique est composé de rails haut et bas de 48 mm (R48) et montants verticaux de 48 mm (M48), afin d’obtenir des cloisons de type 72/48 de 39dB après incorporation d’une laine de verre de 45 mm. Les huisseries des portes de communication sont posées à l’avancement. Afin de solidifier ces cloisons, les montants ont été doublés tous les 60 cm.

Une fois l’ossature et les huisseries posées, nous posons donc la première peau en plaques de plâtre de type BA13 et mettons en place l’isolant phonique. Viendra ensuite le passage des réseaux électriques, avant la fermeture des cloisons, puis la mise en œuvre des bandes de calicot et la réalisation des enduits.



Petite astuce : Sachant que le plafond a été posé sous rampant, nous avons créé un décroché au niveau de l’entrée pour permettre l’installation du caisson de VMC et le positionnement des boites de dérivation. Une trappe métallique de 60x60 cm permet l’accès à cet espace.

   3.     A suivre…












lundi 10 avril 2023

RENOVATION – Etape 6 – Ragréage du sol

 Toutes les canalisations en partie basse sont désormais posées et les tranchées ont été rebouchées au béton. Nous allons donc préparer le sol à pouvoir recevoir le carrelage.

1.1.     Analyse du besoin

Malgré l’attention portée au rebouchage des tranchées et au grattage du sol, celui-ci présente quelques aspérités qui nous permettent pas de pouvoir coller directement le carrelage dessus. Il nous reste donc deux solutions :
·  Soit on pose le carrelage sur chape maigre, afin de rattraper le niveau ;
· Soit on réalise un ragréage du sol, afin de pouvoir poser le carrelage à la colle.

Sachant d’une part que nous sommes limité en hauteur et d’autre part que nous souhaitons simplifier la pose du carrelage pour être en mesure de le faire nous-même, nous adoptons donc la deuxième solution qui consiste à réaliser un ragréage.

 2.     Préparation du sol

La première étape consiste à la préparation, afin que notre ragréage puisse adhérer au sol. Nous allons pour cela vider complètement la maison et procéder au grattage du sol à l’aide d’un grattoir à manche.


NB : La canalisation d’évacuation du futur lavabo a été protégé en posant un seau à l’envers, calé avec un ancien carrelage. Une attention particulière sera portée sur ce point, afin de ne pas détériorer cette canalisation lors des travaux.

Après avoir gratté le sol, celui-ci est balayé pour enlever les plus gros morceaux, puis dépoussiéré à l’aide d’un aspirateur.

Nous appliquons ensuite un primaire d’accrochage(1) à l’aide d’un vieux rouleau à peinture que nous avons fixé au bout d’un manche à balai.

(1) Primaire d’accrochage de type Weberfloor de chez Weber, ou primaire d’accrochage de chez Parexlanko, ou équivalent. 

3. Mise en œuvre du ragréage

Après séchage du primaire d’accrochage, nous allons alors pouvoir réaliser le ragréage.
Dans une grande bassine remplie à moitié d’eau, nous versons peu à peu le ragréage, en mélangeant de manière continue à l’aide d’un malaxeur électrique, jusqu’à obtenir un produit homogène et restant liquide. Pour les proportions moyennes, vous pouvez vous aider des dosages notés sur les sacs de ragréage.

Dans notre cas, nous avons choisi un ragréage fibré de chez PRB, mais ce type de ragréage peut se trouver chez d’autres fournisseur. Le principe est identique quelque soit la marque choisie. Le but étant de ne pas avoir de grumeau.



Ainsi préparé, le ragréage est versé sur le sol. Ce produit étant autonivelant, il va se mettre automatiquement de niveau et nous allons juste aider son nivellement à l’aide d’une lisseuse en inox.



Nous veillerons à enlever le maximum de bulles et retirer les éventuels grumeaux, afin d’avoir une surface plane et uniforme.



Notre ragréage est maintenant terminé et n’avons plus qu’à nettoyer nos outils et attendre le séchage de notre sol avant de passer à l’étape suivante.

11  4.     A suivre…



 


lundi 20 février 2023

RENOVATION – Etape 5 – Pose des tuyaux d’évacuation

 

Après avoir posé la toiture et les menuiseries extérieures, nous allons maintenant procéder à la mise en place des tuyaux d’évacuation des eaux usées.

 1.     Analyse du besoin

Partant du collecteur principal des eaux usées qui se trouve dans le hall d’entrée (regard fermé par un tampon en fonte), nous devons poser les tuyaux nécessaires au raccordement des éléments sanitaires suivants :

- WC ;
- Lavabo ;
- Douche ;
- Evier ;
- Lave-linge ;
- Lave-vaisselle ;
- Cumulus.

2.     Type et diamètre des tuyaux

Dans notre cas, nous allons utiliser des tuyaux en PVC, spécialement conçus pour l’évacuation des eaux usées (EU).

NB : Ne pas utiliser de tuyaux pour eaux pluviales (EP), qui sont moins épais et du coup plus fragiles.

Concernant le diamètre des tuyaux, nous avons tout simplement suivi les prescriptions détaillées dans le DTU 60.11 :








La salle d’eau se trouvant à environ 6 mètres de la canalisation principale, une canalisation intermédiaire en diamètre 80 mm sera posée pour relier la douche et le lavabo à la canalisation principale.

3.     Réalisation des tranchées

La maison étant sur terre-plein (pas de vide sanitaire), la réalisation de tranchées s’est avérée nécessaire pour le passage des canalisations. Après avoir tracé l’emplacement des canalisations, le carrelage et la chape en béton ont été cassés à l’aide d’un petit marteau-burineur, avant de creuser la tranchée à la pelle. 















La profondeur de la tranchée a été réglée de façon à pouvoir respecter une pente minimum de 1% (1cm/m) sur toute la longueur. Nous en avons aussi profité pour délimiter et creuser l’emplacement de la future douche à l’italienne (dans l’angle du fond).

Par ailleurs, nous profitons de cette tranchée pour planter notre piquet de terre et y faire véhiculer la câblette en cuivre nu de 25 mm² jusqu’au coffret électrique.



 4.   Création de la réservation qui accueillera la future douche

En prévision de la future douche à l’italienne qui sera posée ultérieurement, un encoffrement de son emplacement est réalisé à l’aide d’un cadre en bois (réservation). Celui-ci est calé de niveau, puis scellé au ciment en périphérie.



5.     Pose des canalisations

Dans un premier temps, les canalisations sont présentées sans être collées, afin de régler la position des différents raccords.



Après réglage, nous traçons un trait au feutre pour valider la position du raccord.


Un lit de sable est constitué en fond de tranchée à l’aide de sable à maçonner. Le collage des raccords est effectué à l’avancement et la pente est réglée en jouant sur l’épaisseur de sable. Une fois l’ensemble des raccords collés, des massifs en béton sont réalisés pour bloquer l’ensemble.



Après avoir effectué une mise en eau des canalisations à l’aide d’un tuyau d’arrosage pour s’assurer qu’il n’y ait pas de fuite, la tranchée a pu être rebouchée au béton.


La sortie prévue pour le raccordement du futur lavabo est alors protégée par un seau que nous avons posé à l’envers. Un point sensible auquel il faudra prêter beaucoup d'attention.

6.     A suivre…




mardi 15 novembre 2022

RENOVATION – Etape 4 – Remplacement des menuiseries extérieures

Maintenant que la toiture a été refaite, nous allons pouvoir procéder au remplacement des menuiseries extérieures.

 1.     Objectif recherché

L’objectif recherché est avant tout de gagner en isolation thermique par rapport aux menuiseries bois d’ancienne génération qui sont en place, mais aussi d’essayer de gagner en apport de luminosité. Ce double objectif est en totale cohérence avec la redistribution des locaux prévue dans le cadre de notre permis de travaux déposé en mairie.

 2.     Choix des menuiseries extérieures

Après avoir consulté plusieurs fournisseurs, notre choix s’est porté sur la gamme de fenêtres « Goodhome » distribuée par les magasins Brico-Dépôt, au regard de son rapport qualité/prix assez intéressant.


Fenêtre PVC avec partie oscillo-battante & Châssis abattant 1 vantail

Double vitrage 4/16/4 avec gaz argon

Isolation thermique Uw = 1,2

Isolation phonique : 32 dB

Garantie de 15 ans



1.      3.    Adaptation des ouvertures

 Nous commençons par déposer les menuiseries existantes et adaptons les ouvertures aux dimensions des futures menuiseries choisies.











Pour éviter la fissuration des murs lors de la démolition à la masse, nous avons pris le soin de réaliser une découpe préalable à l’aide d’une disqueuse équipée d’un disque diamant de 230mm.







Certaines ouvertures seront bouchées et recréée, pour s’adapter à la nouvelle configuration des locaux. Dans ce cas, des fers à béton sont alors scellés au mortier chimique avant le rebouchage des anciennes ouvertures, afin d’éviter toute fissuration future à la jointure des reprises.











 Le bas des ouvertures (assises des futures menuiseries) est ensuite coffré à l’aide de planches de bois et serre-joints, puis rempli de béton.











Le temps du séchage du béton, les ouvertures sont fermées de manière provisoire depuis l’intérieur de la maison.





















Après séchage du béton et retrait des premiers coffrages, les côtés sont à leur tour coffrés de la même manière, afin de dresser les tableaux au mortier. Afin de bien coller aux parois, le mortier est légèrement surdosé en ciment.

Petite astuce :

Vous pouvez aussi ajouter un peu de chaux dans votre mortier pour qu’il accroche encore mieux. 











11     4.    Pose des nouvelles menuiseries

Une fois les ouvertures finalisées, les nouvelles menuiseries en PVC sont calées de niveau et fixées en applique à l’aide de pattes de scellement et tirefonds.











Côté extérieur, nous avons joué la facilité en commandant des appuis de fenêtre préfabriqués sur-mesure que nous avons scellé à la colle à carrelage.














Concernant la façade donnant sur la route, un tout autre principe a été adopté. Nous avons posé des appuis de fenêtre en terre cuite que nous avons coupé à la disqueuse et scellé au mortier. Les fenêtres basculantes ont été équipée de grilles de protection, que nous avons scellé au ciment prompt.

Petite astuce :

Afin de pouvoir conserver le même écartement entre la façade et chaque grille, nous avons utilisé des tasseaux de bois de 5x7 cm que nous avons calé entre la grille et la façade. Par ailleurs, pour maintenir la grille en place le temps du séchage du scellement, un tire-fond a été chevillé et vissé en façade pour y attacher la grille à l’aide de fils de fer.











Au-delà du gain incontestable amené par ces nouvelles menuiseries en termes d’isolation thermique, il faudra ensuite attendre la réfection de la façade pour en apprécier la plus-value apportée sur l’aspect esthétique de la maison. 










 5.    A suivre






samedi 15 octobre 2022

RENOVATION - Etape 3 - Réfection de la toiture

 Les anciennes installations étant maintenant déposées, nous allons pouvoir entreprendre les réels travaux de rénovation…phase plus technique, mais surtout beaucoup plus intéressante.
Cette nouvelle étape va nous amener, tout naturellement, à la réfection de la toiture.

1.     Objectif à atteindre

 L’objectif de cette réfection est double :
-          Remplacer la couverture pour palier aux nombreuses infiltrations constatées ;
-          Rehausser la charpente pour permettre la mise en place d’un plafond isolé.

2.     Dimensionnement de la nouvelle charpente

Analyse de l’existant :

Actuellement, la maison possède 2 toitures à pente unique.
Les cloisons intérieures sont constituées d’agglomérés de ciment (parpaings) de 15 cm d’épaisseur et ne sont donc pas considérées comme « murs porteurs ».
 
Concept adopté :
Afin de simplifier les travaux qui seront effectués ultérieurement à l’intérieur de la maison et limiter les risques d’infiltration, nous avons décidé de réaliser une toiture unique, couvrant l’ensemble de la maison (à l’exception du hall d’entrée qui se trouve accolé à la façade Est).
 
Les cloisons intérieures ne pouvant pas être considérées comme « murs porteurs », nous devons prendre en compte la portée de pignon à pignon qui est de 7,86 m. Cependant, afin de rester dans des dimensions standards de pannes, cette portée sera réduite par la mise en place d’un arbalétrier (poutre intermédiaire) à l’aplomb de la cloison de la chambre. La plus grande portée sera ainsi ramenée à 5 m.




 

 










Surface totale de la couverture :

Au regard de la règlementation appropriée à la situation géographique de la maison, l’inclinaison de la toiture sera de 27 %, ce qui représente sur 4,91 m un écart de 1,3 m entre l’égout et le faîtage.

 


 

 

 

 


 

 

En utilisant le théorème de Pythagore, nous arrivons à connaitre la longueur de pente de toiture.

x² = 4,91² + 1,30² = 25,8
x = V25,8 = 5,07 m

Sachant que la portée de pignon à pignon est de 7,86 m, nous connaissons désormais la surface totale de toiture :
Surface totale de toiture = 5.07 x 7,86 = 39,85 m² (arrondie à 40 m²)

Contraintes à prendre en compte :

Afin de déterminer le dimensionnement de la future charpente, il va d’abord falloir déterminer les contraintes exercées sur celle-ci. Nous commençons par définir les contraintes météorologiques en utilisant les Eurocodes (contraintes données en fonction de l’emplacement géographique de la maison).
 
Concernant les contraintes dues à la neige (Eurocode 1-3), notre maison se situe en zone A2, avec une altitude inférieure à 200 m.
ð  Charge de neige Sk = 0,45 KN/m²
ð  Charge exceptionnelle Sad = 1 KN/m²
 
Concernant les contraintes liées au vent (Eurocode 1-4), notre maison est placée en région 3.
ð  Vitesse de référence Vb,o =   26 m/s

 Calcul du report de charges :

 Surface à supporter par panne
- La surface maximum de portance est donc de : 5,07 m x 5 m = 25,35 m²
- Chaque panne devra supporter 1,5 x 5 = 7,5 m² de toiture


Poids des chevrons
- Chaque chevron représente 0,08 x 0,10 x 5 = 0,04 m3 de bois
- Densité de l’Epicéa = 470 kg/m3, donc le poids de chaque chevron = 0,04 x 470 = 18,8 kg
- Sachant qu’il faut un chevron tous les 0,60 m, il faudra 9 chevrons sur la portée de 5 m
- Poids total des chevrons = 9 x 18,8 = 169,20 kg, soit 169,20/25.35 = 6,67 kg / m²


Poids des tuiles
- Poids unitaire d’une tuile romane = 3,2 kg
- Sachant qu’il faut 13,5 tuiles/m², nous aurons donc : 3,2 x 13.5 = 43,20 kg/m²
- Charge nominale de la neige en zone A2, altitude inf.200m = 35 daN/m²
- Poids de la neige = 35 x 1,02 = 35,7 kg/m²


Charge totale à prendre en compte par panne
- Sollicitation totale (S) = Charges permanentes (G) + 1,2 Pression neige (PN)
- S = 6,67 + 43,20 + (1,2 x 35,7) = 49,87 + 42,84 = 92,71 kg/m² de charge sur la toiture
- Répartition de la charge sur les pannes = 92,71 x 7,5 = 695,32 kg/panne
- Prenant en compte une inclinaison de toiture à 27° (soit un angle de 14°), la charge verticale supportée par chaque panne sera donc égale à :
695,32/cos14° = 695,32/0.970 = 716.82 kg/panne


Choix des pannes :

 



Sachant que chaque panne devra supporter une charge maximum de 716,82 kg, notre choix s’est porté sur des pannes de section 10 x 22,5 cm, qui peuvent supporter 770 kg sur une portée de 5 m.







3.     Dépose de l’ancienne couverture

Les bacs aciers constituant la couverture sont déposés et amenés vers la déchetterie communale. Le haut des murs périphériques est arasé proprement à l’aide d’un burin large et une massette, afin de repartir sur une surface plane.


 

 









 

4.     Rehausse de la maison

Afin de faciliter les travaux et assurer la sécurité des intervenants, les poutres seront conservées, le temps de réaliser la réhausse des murs périphériques. De plus, quelques planches sont fixées sur ces poutres afin d’accéder plus facilement aux murs à rehausser.

 


 

 













Afin d’assurer une liaison parfaite entre les murs existants et la partie réhaussée, deux barres de fer à béton de diamètre 10 (HA10) sont scellées au ciment chimique, à chaque angle.
Les murs périphériques sont réhaussés en blocs d’aggloméré de ciment (parpaings). Une arase en béton ferraillée vient ceinturer cette réhausse et solidifier l’ensemble.

 


 














5.     Pose de la nouvelle charpente

Après 2 jours de séchage, la charpente va pouvoir être posée…

Les côtes sont reprises sur place pour éviter toute erreur et les pannes sont recoupées à l’aide d’une scie circulaire. Ensuite, nous commençons par fixer l’arbalétrier de mur à mur à l’aide de sabots métalliques. Nous fixons ensuite les pannes, de la même manière entre mur et arbalétrier. Un espace de 1,50 m est respecté entre chaque panne.

 
















Nous continuons ensuite par la pose de chevrons de section 8 x 10 cm, que nous clouons perpendiculairement aux pannes, en respectant un espace de 0,60 m entre chaque chevron. Au total, 14 chevrons seront ainsi posés.
Nous finalisons ensuite la charpente par la mise en place de liteaux 2,5 x 2,5 cm, que nous clouons perpendiculairement aux chevrons, en respectant l’espacement défini par le modèle de tuiles (espacement de 0,40 m dans le cas de tuiles romanes de type abeille).

 


 














6.     Pose des tuiles

Mise en place des tuiles, en prenant soin d’en attacher une sur quatre aux liteaux, à l’aide d’un fil de fer, et en scellant au ciment la dernière rangée.

Référence des tuiles :
Tuile en terre cuite type Abeille 480x325 mm, modèle « Silvacane Littoral » de chez Monier.

 



7.     Résultat









8.     A suivre…