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lundi 15 décembre 2025

DECEMBRE 2025 - Ajout de prises électriques

L’aménagement ou le réaménagement d’une pièce peut quelques fois vous amener à devoir rajouter des prises électriques. Si vous n’êtes pas électricien ni bricoleur, mieux vaut faire appel à un spécialiste.

Dans le cas contraire, si vous avez quelques notions en électricité, vous pouvez très bien rajouter ces prises vous-même, à condition de respecter quelques règles fondamentales pour garantir la sécurité de l’installation et des personnes qui vont l’utiliser. En France, concernant les locaux d’habitation, ces règles sont rendues obligatoires par la norme NF-C 15 100.

Avant de vous lancer, assurez-vous que l’installation existante soit en sécurité et conforme aux exigences de cette norme, notamment sur les points suivants :

·         -  Que le nombre maximum de prises sur le circuit ne soit pas déjà atteint (8 prises/circuit) ;

·         - Que l’installation soit bien protégée par un dispositif différentiel de 30mA ;

·        -  Que les conducteurs alimentant la prise existante soient en bon état et suffisamment calibrés (2,5 mm² pour les prises).

 1.     Objectif recherché

Rajouter un bloc de 4 prises électriques pour alimenter les équipements qui seront installés sur le nouveau bureau, positionné dans la chambre.

2.     2. Choix du matériel

Dans notre cas, nous sommes sur une cloison en placoplâtre et nous avons déjà une prise électrique existante à proximité. Nous allons donc choisir un bloc de 4 prises de type encastré. 

Dans le cas d’un mur ou cloison en maçonnerie (briques, pierres, agglomérés de ciment), les travaux auraient été plus complexes. Il aurait fallu, soit engager de gros travaux pour réaliser une saignée dans la maçonnerie avec les contraintes de poussière que cela engendre, soit réaliser une installation apparente sous moulure en PVC.

Pour la configuration de mon local (cloison en placoplâtre), j’ai choisi le bloc de 4 prises 2P+T compact de la série Céliane de chez Legrand. Ce matériel a l’avantage de pouvoir s’encastrer dans un boitier 3 postes et d’avoir une alimentation unique pour les quatre prises.

Liste du matériel nécessaire :

·                    Prise 4 x 2P+T                       LEGRAND    067128
·         Enjoliveur 4 prises compact  LEGRAND    068114
·         Plaque 6/8 modules                LEGRAND    066636
·         Support universel 3 postes     LEGRAND    080253
·         Boite encastrement 3 postes  LEGRAND    080043
·         Gabarit de pose                      LEGRAND    080077
·         Une longueur de câble           U1000 R2V    3G2,5
·         Scie cloche diam. 67 mm / Niveau à bulle / Mètre / Perceuse

3.     3. Réalisation des travaux

Traçage de l’axe de la prise électrique existante, à l’aide d’un niveau et crayon de papier.















Traçage du premier trou, dans l’axe de la prise existante, et en respectant une distance de 15 cm au-dessus du bureau, afin de permettre le branchement des fiches coudées sur les futures prises.











Perçage du premier trou dans le placoplâtre, à l’aide d’une scie cloche de diamètre 67 mm, en prenant soin de ne pas détériorer la deuxième peau de la cloison.

Traçage des deux autres trous, à l’aide du gabarit Legrand (s’agissant d’une boite à encastrer trois postes, seuls deux trous supplémentaires seront nécessaires)











Perçage des deux autres trous, suivant traçage effectué à l’aide du gabarit ci-dessus.











Découpe des arrêtes intermédiaires entre chaque trou et passage d’un tube semi-rigide à l’intérieur de la cloison pour créer le passage entre la prise existante et l’emplacement de nos futures prises. Pour ma part, j’utilise un tube multicouche diamètre 16 mm (tube généralement utilisé pour l’adduction en eau)…ce type de tube est rigide, mais reste maniable.

Coupez l’alimentation électrique du circuit prises avant toute intervention sur la prise existante.
























Ce tube nous servira aussi de guide pour passer notre câble 3G2,5 entre la prise existante et notre future installation. Un ajustement du trou pourra s’avérer nécessaire pour encastrer la boîte.




















Positionnement de la boîte à encastrer et serrage de cette dernière à l’aide des 4 vis prévues à cet effet.
















Retrait des entretoises intermédiaires se trouvant sur le support des prises.
























Clipsage du bloc de quatre prises sur le support et branchement de celui-ci sur le câble, en respectant les codes de couleur (bleu = neutre et vert/jaune = conducteur de protection).

















Fixation du bloc de quatre prises dans la boîte encastrée, branchement du câble sur la prise existante et mise en place des plaques et enjoliveurs de finition.






















 -  4. Résultat final


mercredi 20 mars 2024

MARS 2024 - Luminaire à LED

Bonjour à tous mes amis, lecteurs assidus de ce blog, et à tous ceux qui le découvre aujourd’hui. Me voilà de retour pour la diffusion de l’article du mois de mars, dans lequel je vais vous montrer comment j’ai transformé un luminaire à LED industriel en plafonnier de séjour.











1.     Luminaire choisi

Tout a démarré par l’acquisition d’un luminaire à LED industriel, acheté dans un magasin de déstockage. Ce luminaire de 1,20 m x 0.20 m était initialement prévu pour une pose en mode encastré dans un plafond, ou suspendu à l’aide de câbles en acier.

Caractéristiques de ce luminaire :






Puissance : 42 W (soit une consommation électrique de 0,042 kw/h pour 1 heure d’utilisation).

Nombres d’heures de fonctionnement : 50 000 (soit plus de 27 ans pour 5 heures d’utilisation / jour).

Rendement : 82 lumens / watt.

Tension d’alimentation : 56V DC (tension fournie par le transformateur de l’appareil).

Intensité lumineuse : 3460 lumens (Lm).

Température d’utilisation : -20°C à +45°C

Indice de température de couleur : 4000 K (Blanc neutre)

Poids de l’appareil : 3,5 kg

NB : L’indice de température de couleur est très important car c’est lui qui va déterminer la couleur de l’éclairage et le rendu.

Exemple :

2700 K pour un blanc chaud (légèrement jaunâtre)

4000 K pour un blanc neutre (proche de la lumière du jour)

6500 K pour un blanc froid (légèrement bleuté)

 

 2.     Habillage du luminaire

Ayant choisi d’installer ce luminaire au-dessus de ma table de salle à manger, il fallait que je trouve une solution pour cacher son système de suspension et surtout le transformateur d’alimentation qui se trouve sur l’appareil. j’ai donc décidé de confectionner un habillage en bois.

Pour effectuer cet habillage, j’ai utilisé les matériaux suivants :

·        Tasseau en pin raboté de 68 x 25 mm (2 x 2,40 ml) ;

·        Equerres d’angle métallique (x4) ;

·        Taquets d’étagère en PVC (x4) ;

·        Colle à bois + vis VBA 4x30.











L’objectif étant d’obtenir un habillage périphérique du luminaire ayant des dimensions intérieures de 120 cm x 20,5 cm, j’ai commencé par couper les tasseaux à la bonne dimension, à l’aide d’une scie à onglet électrique réglée à 45°.















J’ai ensuite positionné les tasseaux sur une surface plane et assemblé l’ensemble du cadre par collage des chants et fixation des équerres d’angle par vissage.



   








     Après séchage de la colle et un léger ponçage final, le cadre a pu être positionné puis fixé au plafond par chevillage et vissage.












Dans mon cas, la pièce étant en travaux lors de l’intervention, j’ai choisi de peindre mon ouvrage après sa pose, mais la mise en peinture peut aussi se faire avant sa mise en place. Ce qui est important, c’est de prendre une peinture microporeuse, spécialement adaptée au bois (d’où la nécessité de protéger le plafond lors de la mise en peinture de notre ouvrage).   

Après la mise en peinture de notre cadre en bois, il ne nous reste plus qu’à visser nos taquets d’étagère en PVC sur la face intérieure de chaque grands côtés, à 1 cm du bas.












Les 2 derniers taquets PVC seront visser après le branchement et la mise en place du luminaire.












 3.     Conclusion

Un luminaire qui parait beaucoup plus sobre, tout en conservant la puissance et la qualité de l’éclairage d’origine.

4.     A suivre…










lundi 10 juillet 2023

RENOVATION - Etape 8 - Peinture

Les doublages, cloisons et plafonds étant terminés, nous allons maintenant préparer les surfaces murales et les plafonds, puis procéder à leur mise en peinture. Sachant que le carrelage sera posé à la colle (absence de chape), nous avons décidé de réaliser les travaux de peinture avant la pose du carrelage. Cette chronologie nous évite de devoir protéger le sol. Des reprises seront éventuellement effectuées après la pose du carrelage et des plinthes pour affiner le résultat final.

 1.     Travaux de préparation

La qualité des travaux de peinture dépend principalement de l’état des supports et de la préparation qui sera effectuée avant leur mise en peinture. Cette phase ne doit donc pas être négligée.

Nous commençons ces travaux de préparation par un ponçage des plafonds et des surfaces murales, à l’aide d’une ponceuse girafe. Ce type de ponceuse permet de suivre la planéité du support et de pouvoir réaliser une grande partie du ponçage sans avoir besoin d’escabeau. De plus, cette ponceuse est munie d’un système d’aspiration, que nous avons branché sur un aspirateur industriel.

Malgré l’efficacité du système d’aspiration de notre ponceuse, ce type d’opération génère tout de même beaucoup de poussière et des équipements de protection sont donc indispensables. Pour assurer notre protection, nous nous sommes équipés d’un masque anti-poussière de type FFP2 et d’une paire de lunettes de sécurité de type masque.

Dans notre cas, le plaquiste ayant effectué un travail très soigné, aucune reprise d’enduit n’a été nécessaire.


 
 

Après un ponçage minutieux des plafonds et surfaces murales, nous nettoyons et rangeons le matériel, puis passons l’aspirateur dans toutes les pièces, pour éliminer toutes les poussières qui sont malgré tout tombées au sol.

2.     Choix des peintures

Aujourd’hui un vaste choix de peintures existe sur le marché et certains pourraient rencontrer des difficultés pour choisir celle qui convient le mieux à leur projet. Ce choix va se faire suivant plusieurs critères :

 ·       2.1 – Type de support (maçonnerie, plâtre, bois, métal, PVC, cuivre, etc)

Nous devons avant tout, choisir un type de peinture adapté au support à traiter. En ce qui concerne notre chantier, nous avons choisi une peinture pour les plafonds et surfaces murales en plaques de plâtre, puis une autre pour les portes et huisseries.

·         2.2 – Ambiance atmosphérique (locaux secs, locaux humides, extérieur, etc)

Nous devons ensuite vérifier que la peinture choisie est adaptée à l’atmosphère du local, notamment pour les locaux humides (salle d’eau et cuisine).

·         2.3 – Aspect souhaité (Brillant, satiné, velours, mat)

Le brillant met en valeur la couleur et confère une ambiance tonique. Il est principalement utilisé pour faire ressortir des éléments de décoration. Cependant, la haute réflexion de lumière nécessite une excellente préparation des supports.

Le satin reflète la lumière et permet d’avoir un rendu à la fois soyeux et chaleureux. Cette finition, très facile d’entretien, convient à toutes les pièces et plus particulièrement aux locaux humides (salle d’eau, cuisine). Il nécessite tout de même une bonne préparation des supports.

Le velours reflète peu la lumière et masque ainsi les légers défauts du support. Il permet de créer une ambiance feutrée et élégante, tout en offrant les propriétés de lavabilité des peintures satinées. L’aspect velours est le compromis idéal entre matité et facilité d’entretien.

Le Mat absorbe la lumière sans la renvoyer, ce qui permet de masquer les petits défauts de surface. Il accentue l’effet de sobriété et révèle des ambiances chaleureuses et très contemporaines. Très souvent employé pour les plafonds.

Dans notre cas, nous avons choisi une peinture mate pour les plafonds, une peinture velours pour les surfaces murales et une peinture satinée pour les portes et les huisseries bois.

 ·         2.4 – Teinte souhaitée

Concernant les coloris, je vous conseille de ne pas acheter des peintures déjà teintées. Ces teintes sont souvent issues d’un nuancier propre au fabricant et vous risquez de rencontrer des difficultés pour retrouver la même teinte en cas d’éventuelles retouches ultérieures.

Afin de pouvoir retrouver votre teinte de peinture, même plusieurs années après, l’idéal est de faire confectionner cette teinte suivant les nuanciers « RAL » ou « Chromatic ».

Le nuancier RAL est un nuancier international, connu et reconnu par toutes les marques de peinture. Il est souvent utilisé en partie par les fabricants de menuiseries extérieures pour définir la gamme des couleurs proposées pour leurs produits. Il sera donc important de relever la référence RAL de votre portail ou vos volets, dans le cas où vous voudriez peindre un accessoire de la même teinte. Cependant, ce nuancier peut s’avérer trop restreint pour trouver certaines teintes, notamment les coloris pastels souvent utilisés en intérieur. 






Le nuancier CHROMATIC est un nuancier utilisé par de nombreux fabricants de peinture et de nombreuses enseignes de magasins de bricolage (Leroy-Merlin, Weldom, etc). Au fil des années, ce nuancier est devenu une référence incontestable. Il a l’avantage d’offrir un large éventail de coloris, bien plus important que le nuancier RAL. C’est le nuancier idéal pour choisir vos couleurs pastels.










MON CONSEIL : Concernant les surfaces murales intérieures, choisir de préférence les teintes les plus claires, se trouvant en bout de l’éventail. N’oubliez pas que sur une grande surface les teintes paraissent toujours plus foncées. Après avoir choisi votre teinte, n’hésitez pas à descendre de deux teintes plus claires avant de commander votre peinture.

Dans le cadre de nos travaux, nous avons choisi les teintes suivantes :

·         RAL 9010 (blanc) pour les plafonds et murs ;

·         CHROMATIC CH1 1141

(gris Gémini) pour les portes et huisseries



 

·         2.5 – Caractéristiques techniques et environnementales

 Les peintures sont principalement divisées en 2 familles :

·         Les peintures acryliques (phase aqueuse) ;
·         Les peintures glycéro (phase solvant).

Les peintures acryliques sont beaucoup moins nocive pour l’être humain et aussi plus respectueuse de l’environnement. Les pinceaux et autres accessoires utilisés pour l’application de la peinture sont nettoyable à l’eau. C’est le cas d’une grande majorité de peinture vendu aujourd’hui dans le commerce.

Les peintures glycéro sont réservées à des applications spécifiques. Elles nécessitent une bonne aération des locaux et le port d’équipement de protection individuel (EPI). Les pinceaux et autres accessoires de peinture doivent être nettoyés au white-spirit ou au diluant. Cependant, elles restent dans certains cas plus performantes que les peintures acryliques, notamment en ce qui concerne la peinture des métaux.

Au sein de ces deux familles, plusieurs autres caractéristiques pourront aussi orienter notre choix, en fonction du contexte de notre projet. Parmi les principales :

Les peintures microporeuses qui permettent de peindre le bois tout en le laissant respirer ;

Les peintures alkyde qui contiennent un liant renforçant leur résistance ;

Les peintures polyuréthane principalement utilisées pour les métaux ;

Les peintures pliolite pour le traitement des façades.

S’ajoutent ensuite les caractéristiques environnementales qu’il ne faut tout de même pas négliger si l’on veut préserver notre planète :

·       Emissions air intérieur (lettre A à D) ;
·       Taux de C.O.V. (g/l) ;
·       Divers labels (Ecolabel, Excell zone verte, Excell +, etc)

Concernant notre chantier, nous avons choisi :

·         Une peinture acrylique mate de couleur blanche pour les plafonds
·        Une peinture acrylique velours de couleur blanche pour les murs
·   Une peinture acrylique laque satinée teinte grise (CHROMATIC CH1 1141) pour les portes et huisseries.



3.     Réalisation des travaux

Après l’opération de ponçage et nettoyage décrite au chapitre 1, nous pouvons alors commencer la mise en peinture des supports. Nous commençons par protéger les parties à ne pas peindre avec du ruban adhésif de masquage (menuiseries extérieures, huisseries, plinthes, etc).









Nous ouvrons alors le pot de peinture mate, destiné aux plafonds, et nous prenons soin de bien mélanger la peinture avant d’en verser une petite quantité dans le bac à peinture. Ensuite, nous imbibons le rouleau de peinture et le faisons rouler sur la pente du bac à peinture avant d’appliquer la peinture sur le plafond, afin de ne pas faire couler la peinture au sol. Pour l’application de cette peinture, nous avons choisi un rouleau laine.

Dans un premier temps, nous appliquons une couche de peinture blanche mate sur l’ensemble des plafonds et surfaces murales. Après séchage, nous passons une deuxième couche de peinture mate sur les plafonds. Ensuite, en respectant les temps de séchage de chaque phase, nous passons une couche de peinture de finition velours sur les surfaces murales et deux couches de peinture satinée sur les huisseries en bois. A chaque étape, nous prenons soin de masquer les parties déjà peintes avec du ruban adhésif de masquage. Concernant l’appareillage électrique (prises et interrupteurs), les caches de protection provisoire ont été conservés jusqu’à la fin de l’opération de peinture.



Pour faciliter la mise en peinture des portes, nous les avons posé sur tréteaux en bois. 

MON CONSEIL : Prenez soin de noter le nom du local sur le bas de chaque porte, afin de vous souvenir de leur emplacement au moment de les remettre en place.

 4.     A suivre…